Symphonie N°1 : « Le Temps » en Sol mineur

Janvier 2024-janvier 2026

Symphonie en 4 mouvements explorant chacun différents aspects de notre conception du temps. Composition pour orchestre symphonique d’une durée d’exécution de 40 minutes. Plus de détails disponibles dans les sections Description de l’Œuvre et Table des Matières ci-dessous.

✨✨✨✨✨Cette pièce sera jouée bientôt :

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Teaser

En attendant une interprétation par un orchestre symphonique , voici une petite vidéo montrant quelques extraits :


Description de l’Œuvre

Au commencement…

Tout d’abord l’envie. L’envie de composer, l’envie de composer une œuvre complète, orchestrale, symphonique ! Puis, des idées qui partent dans tous les sens et un thème récurrent : Le Temps ! Ce temps constitutif et omniprésent dans la musique et dans nos vies. Nous le comptons, le mesurons, le tenons, mais il nous tient également et nous échappe. Il est fixe, immuable, et pourtant variable. Nos émotions en font varier sa perception et il fait varier nos émotions.

Ensuite…

C’est à partir de cette idée complexe et paradoxale de comment appréhender le temps que j’ai écrit cette musique. Chaque mouvement explore un point de vue différent sur le Temps. Le premier, intitulé « La Cité des Horloges » s’appuie sur la vision très répandue du Temps Exact, un temps métrique, précis, qui s’égrène d’une manière régulière, constante et imperturbable. Ce que j’ai transposé en musique par le fait que tout le mouvement se joue d’une manière linéaire, sans accélération, ralentissement ou pause, à la manière d’une aiguille se déplaçant dans son cadran. La vitesse elle-même est symbolique, 120 bpm, soit deux noires par seconde, la seule vitesse possible pour interpréter musicalement un tic-tac d’horloge. Ce mouvement dure 12 minutes, chacune des 4 parties dure 3 minutes, et se présente comme le tableau d’un objet traditionnellement associé à la précision du temps exact : « Les pendules, Les Trains, Les Sabliers et Les Carillons ». Ces tableaux s’enchaînent sous la forme d’une marche chronométrique : la marche du Temps.


Après le final triomphant du premier mouvement, le deuxième s’ouvre sur une sonorité plus calme, plus intérieure. L’Adagio constitue la première partie de ce mouvement. Cette fois-ci, le tempo est lent, mais toujours proportionnel au tempo primo puisque l’on passe de 120 à 60 bpm. Néanmoins, quelques rubatos ou autres variations de tempo sont présents ici, car cette variabilité est propice à la méditation sur un autre aspect du temps : sa Relativité. La lenteur de l’Adagio est quant à elle propice à la rêverie et l’évasion, d’où son titre « Les Plaines du Temps ». La deuxième partie de ce mouvement permet de lier l’évasion physique à l’évasion psychique avec la danse. Le temps ressenti peut s’ancrer et s’exprimer alors aussi par le corps. J’ai donc choisi d’écrire une « Suite dansante », intitulée « La Lumière du Temps », en commençant celle-ci par une Valse scintillante, qui se poursuit par la Ronde étincelante, suivie elle-même de la Farandole flamboyante, dernier degré de lumière de la progression qui marque toute cette suite vers un caractère de plus en plus joyeux, brillant et éclatant, marqué par les progressions de tonalités en partant de Sol m, puis Sol M et tons voisins, puis La M, et enfin La M et tons voisins.


Le troisième mouvement, quant à lui, s’intéresse à un côté encore mal compris ou méconnu du temps : « Les possibilités ». Ce mouvement, sous la forme d’un Scherzo, explore ces intrications entre les possibles. Intitulé « Les Contrées Quantiques », il présente en premier lieu un thème de hautbois solo, qui, sur un principe de thème et variation, va évoluer au cours du mouvement. Il sera présenté par d’autres instruments, ou dans d’autres tonalités, différemment, ou autrement, ou en canon, ou bien encore oublié, cédant la place à d’autres éléments…


Enfin, le quatrième mouvement, le final de cette symphonie, incarne ces différents aspects du Temps dans l’Espace-Temps, là où le Temps se compose de tous ces Temps simultanément. Il n’est plus question de passé, de présent ou d’avenir, le Temps est un Tout : il est « L’Infini ». Ce dernier mouvement reprend donc divers éléments des trois précédents, qu’il intègre dans sa propre trame musicale tout en les exposant sous d’autres angles, les mélangeant parfois, jusqu’à aboutir sur le final triomphal de l’œuvre.


Table des Matières

1er Mouvement (12’)

~ Le Temps Exact ~

La Citée des Horloges

I à III : Les Pendules : Marche Chronométrique (3’)
IV à VI : Les Trains : Marche Ferroviaire (3’)
VII à IX : Les Sabliers : Marche Suspendue (3’)
X à XII : Les Carillons : Marche Triomphale (3’)

2ème Mouvement (11’) :

~ Le Temps Relatif, Adagio ~

Les Plaines du Temps

Adagio des Éclaircies (5’)

~ Le Temps Relatif, Suite dansante ~

La Lumière du Temps

Valse Scintillante (2’)
Ronde Étincelante (2’)
Farandole Flamboyante (2’)

3ème Mouvement (8’) :

~ Le Temps Probable ~

Les Contrées Quantiques

Scherzo des Possibles (8’)

4ème Mouvement (9’) :

~ L’Espace-Temps ~

L’ Infini

Allegro Nébuleux (9’)